
Monsieur Jacques Paquette
directeur général de lOffice des communications sociales de 1992 à 1998.

Jacques Paquette reçoit la médaille du mérite
de lOffice des communications sociales
à loccasion de la remise des prix 1998 de lOCS
Jacques Paquette a consacré les vingt-sept dernières années à lOffice des communications sociales.
Le mot «consacré» nest pas trop fort.
Jacques est un homme de cur et un homme de foi.
Son engagement a été total parce quenraciné dans ses convictions les plus profondes. Je lai souvent entendu dire que son implication dans le domaine des communications, et plus particulièrement à lOCS, avait sa source et sa motivation fondamentale dans sa vocation au sein de lÉglise.
À la fin de janvier, il prenait sa retraite, après avoir assumé la direction générale depuis 1992. Aujourdhui, nous voulons lui rendre hommage en lui remettant la médaille du mérite de lOffice des communications sociales.

Cérémonie des Prix de l'OCS le 24 avril 1998. À l'arrière, Madame Claudette Lambert, coordonnatrice des Prix 1998.
Ce que nous soulignons, ce nest pas seulement ses nombreuses années au service de lOCS. Cest aussi et surtout toute une carrière de dévouement à la cause des communications. Dans lÉglise et par lÉglise, oui, mais de façon plus générale, dans et pour une société qui, en quelques décennies, a été complètement transformée par lémergence et le développement des moyens de communication de masse.
Homme dintuition et de vision, Jacques a été dans plusieurs domaines un pionnier, ramant parfois à contre-courant et luttant contre vents et marées. Homme de cur et démotion, il a vécu avec intensité les options et les décisions, les joies et les succès comme les conflits et les déceptions qui jalonnent inévitablement une carrière comme la sienne.
M. Lucien Labelle, qui a dirigé lOCS de 1957 à 1992, a récemment raconté en quelles circonstances il avait recruté Jacques, qui avait déjà, de son côté, dirigé lOffice diocésain des communications sociales de Trois-Rivières.
Permettez-moi de citer M. Labelle:
« Il était une fois un prêtre de chez nous dans la jeune quarantaine, motard pour loccasion, qui profitait dun congé sabbatique pour sillonner lEurope et ainsi enrichir son bagage culturel, tout en sarrêtant pour prier dans les grands lieux de culte. Soudain, il est rejoint par un appel téléphonique en provenance de Montréal. Cest le directeur général de lOffice des communications sociales qui linvite à prendre la direction du secteur de la radio et de la télévision de lOCS à son retour. Surprise. Réflexion. Acceptation. Cétait en 1970.»
Je nessaierai même pas de résumer tout le travail accompli par Jacques à lOCS. Jai moi-même eu la chance de le connaître comme collègue de travail pendant un peu plus de sept ans, dans les années 80, alors quil portait un nombre considérable de dossiers. Je men voudrais cependant de ne pas mentionner son implication convaincue au niveau international. La tenue à Montréal, lété prochain, du congrès conjoint de lOCIC et de UNDA les organisations catholiques internationales pour le cinéma et pour la radio et la télévision est en grande partie due au travail persévérant de Jacques.
Cest donc avec plaisir avec émotion que nous lui remettons la Médaille du mérite de lOCS.
Bertrand Ouellet
Directeur général de lOCS
24 avril 1998.
Merci, Jacques
par Lucien Labelle
directeur général de l'OCS de 1957 à 1992
Il était une fois «un prêtre de chez nous dans la jeune quarantaine, motard pour loccasion, qui profitait dun congé sabbatique pour sillonner lEurope et ainsi enrichir son bagage culturel, tout en sarrêtant prier dans les grands lieux de culte». Soudain, il est rejoint par un appel téléphonique en provenance de Montréal. Cest le directeur général de lOffice des communications sociales qui linvite à prendre la direction du secteur de la radio et de la télévision de lOCS à son retour.

Jacques Paquette, le premier à partir de la droite, à l'occasion de l'assemblée générale de l'OCIC (Organisation catholique internationale pour le cinéma), à l'Université de Montréal en 1962.
Surprise. Réflexion. Acceptation. Jacques Paquette cest lui le motard vient dorienter son apostolat dans le champ de la pastorale des communications sociales au niveau national. Cétait en 1970. Il a quitté lOCS le 2 février 1998, après y avoir occupé lui-même le poste de directeur général durant près de six ans. Non, ce nétait pas partir à laventure. La réponse généreuse de Jacques à lappel de lÉglise canadienne sinscrivait dans un cheminement qui lavait préparé à son nouveau ministère. Ne sétait-il pas fait remarquer, dans son diocèse dappartenance, par son zèle, sa compétence et ses initiatives heureuses comme directeur de lOffice des communications sociales de Trois-Rivières? La nécessité de la présence de lÉglise au monde des médias lhabitait déjà comme un impératif de la pastorale daujourdhui.
Rappeler tout ce quil a accompli depuis plus dun quart de siècle sera le travail de lauteur à qui sera confiée la rédaction de lhistorique de lOCS. Sûrement, il en aura pour de très nombreuses pages à faire état de son apport considérable et remarquable aux activités qui ont jalonné le développement de lOffice. Jai été le témoin privilégié de cet apport, notamment durant les quelque premières vingt années alors que Jacques était en charge du secteur de la radio et de la télévision.

Interviewant le cardinal Paul-Émile Léger, ancien archevêque de Montréal devenu missionnaire en Afrique, à l'émission "Phare sur le monde" de CKTM-TV (Trois-Rivières). Date probable: 1967 ou 1968.
Si le cadre de cet article ne me permet pas de faire le tour de sa riche contribution tant dans le secteur sous sa direction que dans lensemble des activités de lOCS, je veux mentionner ici quelques caractéristiques et qualités de celui qui fut pour moi un collaborateur fidèle et précieux.
En premier lieu, il faut dire son attachement à lÉglise. Cest son étoile polaire. Cest pour cela quil est venu et quil est demeuré à lOCS. Cest une conviction profonde chez lui que les moyens de communication sociale doivent aller dans le sens des orientations du grand document dÉglise «Communion et Progrès». Cest sa conviction que les priorités dans les activités de lOCS doivent être établies selon les besoins de lÉglise canadienne à ses divers niveaux.
Un autre trait caractéristique de Jacques : son ardeur au travail. «Non recuso laborem», pourrait-il dire lui aussi. Il lui est arrivé, par exemple, de mener de front avec succès, en plus de lexercice de sa responsabilité dans le secteur exigeant de la radio et de la télévision, la charge de secrétaire exécutif du Comité des célébrations liturgiques, celle de secrétaire exécutif de la Commission nationale de la vidéo religieuse, la responsabilité de lorganisation de diverses sessions
sans compter sa participation assidue et toujours bien préparée aux réunions du personnel cadre.
Il y a lieu de mentionner des qualités humaines quil possède à un haut niveau : le sens de laccueil, lentregent, la facilité pour les communications interpersonnelles, lesprit de service, ce qui fait de Jacques quelquun dattachant, que lon a toujours plaisir à rencontrer. La rançon de ces qualités : Jacques a été invité à représenter lOCS plus souvent quà son tour; cétait un plus assuré pour limage de lOffice.
Enfin, jajoute à cette trop brève liste une préoccupation constante pour les besoins pastoraux en communications au niveau international. Doù sa participation active aux activités des organisations catholiques internationales pour les moyens de communication sociale, en particulier UNDA et lOCIC, où il a assumé ou assume encore des responsabilités importantes.
Pour tout cela Jacques, et pour ton amitié indéfectible, je te dis: merci.
Lucien Labelle
Allocution de Jean-Paul Tremblay
président de lOffice des communications sociales
à loccasion de la retraite de Jacques Paquette
Dans lhistoire de lOffice des communications sociales, janvier 1998 sera marqué par la retraite de son deuxième directeur général, Jacques Paquette. Il succédait à Monseigneur Lucien Labelle quil avait secondé pendant plusieurs années. Son départ me touche personnellement.

Le président sortant de l'OCS, M. Jean-Paul Tremblay (à droite), remet la Médaille du mérite à M. Paquette lors de la cérémonie des Prix de l'OCS le 24 avril 1998.
Jai connu Jacques alors que je représentais le diocèse de Chicoutimi au premier Comité de la radio et de la télévision que lOCS a mis sur pied. Jai pu aussi apprécier son travail grâce à une amie commune, Mélanie Tremblay, avec qui jai fait mes premiers pas à la télévision locale de Chicoutimi. Jacques a toujours pris son engagement à lOCS comme un engagement dÉglise. Le dynamisme dont il a fait preuve a toujours été inspiré par sa foi dans lutilisation des médias comme moyens dévangélisation. Il a travaillé avec détermination. Il la fait aussi avec une patience qui ma impressionné, moi qui nai jamais été doué pour ce type de vertu.
Au cours de son mandat, Jacques a su maintenir le lien de lOCS avec lÉglise canadienne malgré de nombreux tiraillements et points de friction. Il a aussi dignement représenté lOCS auprès des organismes internationaux, continuant en cela le travail de précurseur de Monseigneur Labelle.
Président depuis 1992, jai travaillé de très près avec Jacques. Les tâches dévolues au directeur général sont nombreuses et diversifiées. Il sen est acquitté avec professionnalisme. Les questions administratives ont aussi accaparé son mandat. LOCS avait coutume de recevoir plusieurs subventions. Les divers gouvernements se sont graduellement désengagés, de gros clients ont voulu couper des contrats et les études sur les options de financement nont pas donné les résultats escomptés. Il a fallu rationaliser les dépenses, couper des postes, redéfinir des services, puiser dans le fonds de réserve pour survivre. Jacques a été au front sans toujours recevoir les appuis qui lui auraient été nécessaires. Il a vécu tout cela en homme de cur, déchiré entre les gestes administratifs à poser et les personnes touchées.
Jacques a toujours été de bon conseil pour le président et pour les divers Conseils dadministration élus pendant son mandat. Nous navons malheureusement pas pu lui fournir toute la sécurité que la créativité exige. Il a tenu le fort vaillamment.
Jacques, je te dis merci pour tout et surtout pour ton amitié!
Jean-Paul Tremblay

Jacques Paquette en 1985
Message de Monsieur Pierre Juneau
à l'occasion de la retraite de Jacques Paquette
Jacques Paquette va quitter la direction de lOffice des communications sociales. Quand je lai appris je lui ai exprimé ma surprise : il me semble beaucoup trop jeune, lui ai-je dit, pour avoir le droit de quitter ce poste! Même si nos rapports ont toujours été empreints dune franchise amicale il ne mappartient pas de lui demander des explications. Chose certaine, il a fait sa part. Et avec quelle bonne humeur! Mais derrière cette attitude toujours agréable on sent aussi la perspicacité, le bon jugement et la fermeté quand elle devient nécessaire. Il mest arrivé souvent de lui demander de laide ou de rechercher ses conseils. Je ne voudrais pas quil pense quil sera maintenant à labri de mes démarches.
Nous avons collaboré de diverses façons depuis quelques années. Mais peu de gens savent quune de nos premières occasions de collaboration fut de faire passer un test au Cardinal archevêque de Montréal, Mgr Turcotte, et à larchevêque de Québec, Mgr Couture, avant une certaine audience du CRTC sur les émissions religieuses, pour vérifier sils étaient tous les deux suffisamment bien préparés, sils avaient suffisamment bien «fait leurs devoirs» pour comparaître devant cet auguste tribunal
Cest donc sur la ligne de feu quest née notre amitié! Et notre amitié et notre collaboration nont fait que croître depuis.
Tous ceux que je connais et que jai accompagnés dans cette maison avec Paul-Émile Lamy et nos autres amis du CRTC, mont parlé de latmosphère aimable et hospitalière quon y trouve et de lefficacité de ceux qui lhabitent. Cest une tradition sans doute, mais une tradition que Jacques Paquette a maintenue très vivante.
Merci, Jacques Paquette.
Pierre Juneau
Note: M. Juneau a été, notamment, président de la Société Radio-Canada et du CRTC (le Conseil de la radiodiffusion et des tˇlˇcommunications canadiennes).