Atelier 4
La recherche médiatique, un appel à la complicité



Il n’y a pas de création sans recherche. Derrière toute production médiatique il y a un ou une ou
même plusieurs recherchistes. Quelle complicité est-il possible de développer
avec eux en tant que chrétiens créateurs de communication?



Animatrice
Jo Ann Champagne

Secrétaire: Claudette Proulx



Rapport de la secrétaire de l’atelier:

Dans cet atelier, l’animatrice Jo-Ann Champagne, recherchiste et éditrice, a premièrement élaboré sur les défis que le communicateur chrétien est appelé à relever s’il veut établir une complicité créative avec les recherchistes. À partir de son expérience, elle a par la suite présenter le schéma d’un plan de communication. Voici en résumé les principales idées qui ont été retenues.

Il importe d’avoir en tête que le consommateur ne connaît pas l’enthousiasme qui habite le créateur religieux. Le langage est extrêmement différent. En effet, le langage religieux est tout un monde en soi, il présente une autre approche, d’autres mots.

Il faut vérifier qui sont les journalistes ainsi que notre perception à leur égard. C’est souvent notre propre perception qui nous joue des tours.

Parfois, même si le projet est bon mais que la personne vedette ou le porte-parole refuse de se présenter devant les médias, il vaut mieux renoncer à notre projet que de forcer cette personne. Plutôt, il faut la soutenir et l’encourager.

Nous avons besoin de personnes qui ont les connaissances mais nous avons aussi besoin de personnes qui peuvent traduire les réalités dans les mots de tous les jours. Les gens naturels passent le message. Tout est au coeur; il faut vivre notre message aux tripes.

Prendre le temps de créer des liens avec les recherchistes. Faire affaire avec le chef recherchiste ou avec le réalisateur. Développer graduellement une complicité avec les gens du métier que nous côtoyons.
Le monde religieux représente une autre culture. Savoir écouter et prendre le temps de répondre. Tout milieu a son langage, il s’agit de trouver le point de rencontre, d’avoir la volonté de se rencontrer.

Comment faut-il faire pour aller à l’extérieur de notre réseau? En acceptant de s’ouvrir, refuser de prendre ce risque peut jouer contre nous et nous isoler davantage.

Apprendre à connaître notre produit de tous bords et de tous côtés. Nos valeurs sont importantes, communiquons-les. C’est la façon de dire le message qui fait la différence. Éviter de tomber dans le sensationnalisme. Une éthique professionnel est toujours de mise.

Quand on converse avec les journalistes, ne jamais dire: «Je te dis quelque chose mais n’en parle pas.» En communication, nous sommes toujours des gens qui voulons transmettre de l’information. Quand nous avons un doute à l’égard d’un journaliste, il vaut mieux ne pas aller plus loin. Il faut tout dire ce que l’on peut dire et qui est vrai. L’honnêteté est primordiale. Dans l’Église, il y a parfois un manque de transparence. Par contre, cette image commence à se modifier, tant au plan collectif qu’au plan individuel.

L’évaluation est un outil précieux pour exercer notre créativité. Il ne faut pas avoir peur d’exercer le post mortem d’une action.

Nous pouvons parler de nos projets en cours et consulter. Cela démontre le respect que nous avons pour les journalistes. Eux aussi peuvent nous donner de l’information.

En conclusion, on souligne que l’on pourrait s’entraider entre diocèses en échangeant davantage sur les projets et réalisations.

Claudette Proulx
Secrétaire de l’atelier