Atelier 8
Sur la voie du multimédia


Cyberespace, internet, cédérom, virtualité, bi-directionnalité, interactivité,
tous de nouveaux termes avec lesquels nous sommes plus ou moins familiers.
Comment naviguer dans cet univers? Quelle présence chrétienne sur les réseaux,
sous quelles formes et avec quels contenus? Est-il possible d’inventer
la création d’un projet interactif commun dans ce domaine?

Animateur
Richard Avery
Producteur et consultant
Centre Saint-Pierre

Secrétaire: Jacques Bouchard


Rapport du secrétaire de l’atelier:

L’exposé de Richard Avery, producteur et consultant en informatique au Centre Saint-Pierre, a permis de démystifier les nouvelles technologies qui forment l’actuel univers des communications. Avec lui, les participants ont aussi exploré ce que l’on entend par espace virtuel et interactivité. Dans ce contexte, les interrogations suivantes ont été brièvement abordées: quels contenus favorisent ou se prêtent à l’interactivité? - quelle interactivité voulons-nous encourager ou développer? - quelle virtualité voulons-nous développer ou encourager?

Voici un résumé des questions-réponses qui ont surgies lors de la période de discussion suite à l’exposé de monsieur Avery.

1. Est-ce que le Minitel, en France, correspond à Internet?
Non, pas vraiment. C’est cher, il y a peu d’interactivité possible et on prévoit sa disparition. On souligne que l’épiscopat français aura son serveur pour Internet en septembre 1996.

2. Combien de temps cela prendra-t-il avant que plus d’individus puissent avoir accès à Internet?
Déjà, c’est à la portée de toute personne disposant d’un ordinateur et d’un modem. Et la progression des utilisateurs est considérable de mois en mois.


3. Y a-t-il des barrières technologiques à l’utilisation de l’Internet dans les différents pays?
Non.

4. Y a-t-il des réalisations multimédia au Centre Saint-Pierre?
Non, mais il y aurait peut-être lieu d’y penser pour l’Église du Québec.

5. Lorsqu’il y a beaucoup de contenu possible, sur quoi un organisme, tel un sanctuaire, devrait-il mettre la priorité en développant un site sur Internet?
Cette question est demeurée sans réponse. Il appartient à chacun de trouver ce qui pourrait constituer un contenu pertinent et différent.

6. Est-ce que l’Internet est utile uniquement pour transmettre de l’information?
Non, pas uniquement. Des groupes de discussion (sur des problèmes religieux, par exemple) peuvent s’établir. Si le site est intéressant, des gens vont le consulter.

Internet, c’est une vitrine. Il n’y a pas de limite. C’est un appel à la créativité. La communication y est vraiment possible avec de plus en plus le son, l’image et le texte. Il faut toutefois que quelqu’un s’en occupe activement si l’on veut que le site demeure vivant.

Il est certain qu’il y a là une nouvelle forme de langage à laquelle nous ne sommes pas habitués. Les nouvelles générations semblent s’y ajuster plus naturellement.

7. Quel contenu l’Église pourrait-elle offrir sur Internet?
On mentionne des recensions de volumes et l’établissement de groupes de suggestions, mais le temps manque pour élaborer davantage.


Conclusion et recommandation

Internet suscite beaucoup d’intérêt et d’interrogations. Déjà plusieurs communautés et organismes d’Église y ont un site. Qu’en sera-t-il pour l’Église du Québec? On recommande qu’un organisme (ce pourrait être l’OCS) exerce un leadership pour faire en sorte que notre Église soit vraiment présente sur Internet.

Jacques Bouchard