Colloque Communications et Société du 2 février 2001
Internet dans la mission de l’Église
  


Les enjeux : annoncer l’évangile

Jean-Paul Tremblay

Université Saint-Paul, Ottawa



Ma présentation comportera deux parties.


J'évoquerai d'abord l'évolution des communications qui nous a conduits à l'Internet qui demeure un instrument. Cela me permettra de vous rappeler trois fonctions de la communication. J'aborderai ensuite les questions relatives au défi que représente l'utilisation de ce nouveau média dans le contexte d'évangélisation qui est le nôtre.


Entrer de plain-pied dans la modernité!

L'arrivée et le développement de l'Internet marquent une étape majeure pour notre société. Dans l'histoire de l'évolution de la communication des humains, il est bon de nous rappeler l'arrivée récente des médias de masse. On fixe généralement à 35,000 ans l'apparition du langage, à plus ou moins 7,000 ans l'écriture suivie des médias portables. Le professeur Melvin DeFleur propose l'hypothèse suivante : il est probable que ce soit l'habileté des humains à développer leurs communications qui leur a donné un net avantage dans l'évolution. L'humain n'était pas le plus fort, mais c'est celui qui était capable de transmettre aux générations suivantes ses habiletés acquises de sorte qu'on a pu développer un savoir cumulatif.

Cependant, ce n'est qu'au XVe siècle que Guttenberg a inventé la presse à imprimer. Le livre était né. La reproduction exacte était possible. La diffusion a suivi. On peut avancer sans risque de se tromper que l'accessibilité aux textes bibliques a établi le terrain propice à la Réforme protestante puis à la révolution culture de la Renaissance. Le savoir ne serait plus le fait que de quelques privilégiés et de l'interprétation qu'ils en donnaient.

Il faut ensuite attendre au 19e siècle pour l'autre saut important qui se fera du côté de l'électronique. La découverte de l'électricité et cette de l'invention de machines performantes sont des éléments marquants. La photographie, la T.S.F., la téléphonie, le disque, le cinéma, la radio, la télévision, le transistor, la miniaturisation, l'aventure spatiale et l'ordinateur : tout cela en moins de 150 ans. La quincaillerie est là, tout est prêt pour l'étape suivante, celle de d'intercommunication.

Nous avons vu, plus ou moins distraitement, l'arrivée de l'Internet, nous le voyons se développer, nous avons encore peine à nous imaginer où cela pourra nous conduire. Une chose est certaine, notre société est entrée dans une ère de communications. Lorsque je suis arrivé à mon université en 1986, j'apportais avec moi un PC 80-86 et WordPerfect. Les services les plus avancés utilisaient de Olivetti. Lorsqu'on a abordé la question de créer un LAN, l'idée a été accueillie fraîchement. Je donne maintenant une formation rapide aux étudiants non-initiés et ils sont de moins en moins nombreux à en avoir besoin car presque tous ont touché déjà à l'Internet. Mes notes de cours se démodent à un rythme ou. À peine maîtrisons-nous une application, que dix autres sont proposées, et ainsi de suite.

L'Internet est fondamentalement un réseau de réseau où chacun reste propriétaire de ce qu'il met à la disposition des autres. Pour le moment, c'est surtout l'interconnection entre les utilisateurs d'ordinateurs branchés. Mais l'interconnection englobe de plus en plus la téléphonie et la câblodistribution. Retenons le principe de l'interconnection.

L'Internet c'est le courrier électronique. Tous les utilisateurs du courriel vous vanteront les avantages de ce mode de communication. Il y a les forums qui sont des espaces d'échanges et de discussions. Il y a le WEB, vaste toile qui permet l'accès quasi instantané à des millions de documents. Il y a Telnet qui vous permet d'entrer dans les catalogues de grandes universités, le FTP pour télécharger des programmes et des documents. Arrêtons là la description.

Comment ne pas croire que tous ces instruments de communications ne reflètent pas le monde actuel, comment leur nier une influence sur nos modes d'être, sur nos perceptions! Comment continuer à ne pas se laisser interpeller par ces expressions de la modernité! Pour l'instant, je retiens surtout que, de chez moi, je peux envoyer et recevoir presque instantanément des messages partout dans le monde, que je peux consulter des millions de documents grâce à des outils de recherche de plus en plus performant, que je peux échanger en temps réel avec d'autres utilisateurs où qu'ils soient dans le monde, etc.

Maintenant, juxtaposons ces capacités d'interconnection à une salle d'enseignement à distance, à mon bureau de professeur, à un organisme quel qu'il soit, à la câblodistribution, à la radio et à la télévision. Vous avez devant vous une partie des possibilités qu'Internet peut offrir.

Internet est un instrument de communication comme l'ont été et le sont encore ses prédécesseurs, les médias de l'imprimé et ceux de l'électronique. Devant un outil aux possibilités à peine esquissées, nous restons un peu hébétés. Qu'allons-nous faire avec cela ? Mais, un instrument demeure un instrument et c'est son utilisateur qui lui prête vie et intelligence. Je me souviens de ce professeur qui, après l'exposé dithyrambique d'un jeune collègue sur les possibilités de l'ordinateur, avait montré son stylo BIC en disant : «Vous ne savez pas toutes les possibilités de ce stylo!»

L'Église, parlant des médias a toujours privilégié le terme d'instrument de communication sociale. S'il y a un moment dans l'Histoire où ce terme a toute sa pertinence, c'est bien aujourd'hui. Les communications sociales sont un paradigme explicatif des interactions sociales actuelles. L'accès facile aux communications modèle la société actuelle. Chaque fois qu'un nouveau média est apparu, on a eu comme réaction intuitive d'élaborer toute une série de mises en garde, d'appel à la prudence, de législations répressives en soupçonnant l'influence qu'il aurait. Si l'imprimerie et les médias électroniques ont eu l'influence qu'on leur reconnaît, imaginez celle que pourra avoir l'interconnection généralisée. Dire que le monde change est une affirmation assez banale, mais n'avons-nous pas été émus par le spectacle mondial des célébrations du passage du millénaire ? Les cultures des autres nous sont de plus en plus familières, leurs façons de voir relativisent les nôtres. Serons-nous des acteurs ou des spectateurs ?

Internet c'est la mise en place d'un gigantesque buffet dans lequel chacun peut puiser selon sa faim et selon ses goûts et préférences. Plus encore, chacun y peut occuper un espace pour proposer ses mets.

Nous pouvons bien jouer à ceux qui minimisent les effets globaux des médias, mais qui oserait nier que la télévision a été, ici au Québec, un moteur puissant dans notre ouverture au monde ? Après plusieurs spécialistes des communications, j'enseigne que la communication a trois fonctions, c'est à dire trois résultats naturels et toujours présent. C'est vrai pour la communication intra ou interpersonnelle et pour la communication médiatisée.

La première fonction c'est celle de la mise en relation. C'est par la communication que je suis mis en relation avec les autres. La mise en relation me permet de trouver mon identité propre. Mon image de moi, c'est dans les relations communicationnelles avec les autres que je la trouve. Plus j'ai de relations avec les autres à propos des choses, plus j'ai de chances de bien les comprendre. Plus les autres me permettent de vérifier l'image que je projette.

La deuxième fonction c'est le développement des fonctions mentales. C'est dans et par la communication que nous développons notre intelligence, notre jugement et notre faculté de compréhension. Les médias contribuent largement aujourd'hui à ce développement.

La troisième fonction est la régulation. C'est par la communication que je suis régulé. Je l'ai appris tôt dans la vie : on m'a régulé, je me suis régulé ensuite pour mieux réguler les autres. Beaucoup de nos actes de communications sont des tentatives de persuasion. J'essaie de convaincre l'autre de la justesse de mes arguments pour le voir adopter mes points de vue.

Les précédents médias souffraient de leur peu de rétroaction qui était forcément différée. Avec Internet, je suis en communication interactive. Nous pouvons bien regarder par le petit bout de la lorgnette, celui qui réduit et éloigne les choses. Nous dirons alors que Internet n'est qu'un média sans avenir, un peu comme le diaporama de la nouvelle catéchèse souvent utilisé pour camoufler la mauvaise préparation des professeurs. Il y a eu aussi les mauvaises aventures comme UBI qui ont laissé croire à certains qu'Internet ne serait bon qu'à commander de la pizza ou à donner l'ordre du jour du Conseil municipal. Mais on n'est plus là. Créé pour mettre des savoirs à la dispositions des autres, pour mettre les humains en interralation, Internet risque tout de même d'être envahi par le mercantilisme électronique et, qui sait, par la censure. Mais nous n'en sommes pas encore là.


Les enjeux : annoncer l'Évangile

Disponibilité, rapidité, facilité d'utilisation tels sont quelques-uns des qualificatifs attribués à l'Internet. Alors, qu'on ne se contente pas que d'en parler!

En préparant mon intervention de ce matin, je suis allé naviguer sur le web. J'utilise beaucoup l'outil de recherche appelé Google, j'ai tapé : évangélisation+internet. 89 centième de seconde plus tard Google avait repéré 3,910 récurrences. J'ai essayé ensuite : Évangile+internet; Google m'a annoncé 4,100 sites ou récurrences. J'ai répété l'opération en anglais avec gospel+internet puis ensuite avec evangelism+internet et j'ai obtenu alors 328,000 références pour gospel et 61,700 pour evangelism. Je crois bien que l'instrument commence à être connu.

Je vous disais dans la première partie de mon intervention que nous étions comme en présence d'une sorte de buffet où chacun peut offrir son produit et où chacun aussi peut choisir selon ses goûts et appétits.

Il y a beaucoup de liberté pour l'utilisateur. Rapidement, il peut passer d'un site à un autre, écouter, regarder et lire ce qui l'intéresse et ce qui fait son affaire. Nous vivons dans une société de marketing et de stratégies de vente. Le religieux tout comme le politique et le social affrontent les lois du marché. Ne nous scandalisons pas, lorsque nous proposons Jésus Christ et l'Évangile, nous le faisons sur un marché. Les contenus d'Internet subissent le même sort. Les consommateurs le savent et ils exercent leur sélectivité en conséquence.

Dans l'opération «évangélisation» les mêmes principes de sélectivité s'appliquent. Je vais continuer à ne m'exposer qu'à ce que je veux bien, à entendre comme je suis et à ne retenir que ce que je trouve pertinent et acceptable pour moi. Ce n'est pas parce que c'est sur le web que je lirai des encycliques ou de la grande littérature ou je ne sais quoi d'autres. La disponibilité ne crée pas la consultation, elle la facilite.

D'abord, prenons acte du type de société dans laquelle nous vivons. Ici, au Canada et plus particulièrement au Québec, notre société est de plus en plus laïque, sécularisée. Dieu est mort parce que perçu comme inutile. Les cinquante dernières années sont marquées par l'accélération de la sécularisation. L'Église d'ici est passée de l'omniprésence à l'absence significative. La réalité d'ici est perçue comme s'étant construite sans l'Église qui n'est plus qu'une référence historique. À titre d'exemple ponctuelle, n'a-t-on pas fêter les 50 ans de l'UCC sans même faire allusion que ce mouvement important a été fondé par le clergé? Or le réel se construit socialement, nous transmettons aux générations qui nous suivent ce que nous avons trouvé important. La croyance en la génération spontanée n'a plus cours. On sait maintenant que ce n'est pas en plaçant quelques grains de blé et un chausson sale dans une boîte que ça va donner des souris.

Je vous prie d'excuser la trivialité de ma métaphore, mais ce n'est pas en proposant quelques discours sur Dieu et l'exemple de quelques bonnes âmes qu'on aura de nouveaux chrétiens qui s'engageront à leur tour dans la transmission de l'Évangile.

Présentement, le religieux n'est pas à l'agenda social tenu par les médias. La théorie de l'agenda setting ne dit pas que les médias nous disent quoi penser, mais il est reconnu qu'ils nous disent à quoi penser. Regardons l'affaire Latimer et les questions relatives à l'euthanasie qu'elle a soulevées : où se trouve l'Église ? On parle du mariage des gais. Mis à part le non catégorique, voulez-vous me dire quels efforts de compréhension et de recherche de solutions sont esquissés alors qu'un vrai problème de justice se pose là. On a préféré admonester la Gouverneur générale du Canada. Clonage, euthanasie, contraception, avortement, SIDA, sexualité en général, chaque fois que l'Église aborde ces sujets, elle est comme «peinturée dans un coin». Pourtant les résultats de l'absence sont flagrants, à mettre sur un même pied de malignité avortement, contraception ou masturbation, on est rendu dans une société où l'avortement est un moyen de contraception.

Ne nous méprenons pas sur le retour du spirituel. J'ai réalisé une analyse de contenu d'une année de huit journaux autour du millénaire. Des théologiens croyaient que le millénarisme ferait surface et que les journaux en parleraient. Après un an d'observation et 626 articles, tant en français qu'en anglais, une vingtaine seulement ont parlé de la peur de l'An 2000.

Tout cela pour vous dire qu'il n'y a pas de vertu magique dans les médias qui ne sont que des instruments. Ceci dit, nous avons à notre disposition un instrument nouveau aux possibilités énormes. Qu'allons-nous en faire ?

Les cinq «W» de Laswell sont toujours d'actualité : Qui ? dit Quoi? à Qui? par Quel moyen? et avec Quel effet? Il est toujours question d'émetteur, de message, de récepteur, de média et d'effets. Nous avons beaucoup de travail devant nous si nous voulons travailler efficacement avec Internet.

J'affirmerai d'abord que la mission évangélisatrice doit être au coeur de nos vies alors que nous donnons le spectacle de la gestion de la décroissance. Ce n'est peut-être pas le cas, mais c'est ce qui est perçu. La table du buffet est montée, y prendrons-nous place ? Le défi est lancé, allons-nous le relever avec compétence ? Je gravite depuis plus de 35 ans autour et dans les médias, surtout près de l'Église. J'ai travaillé en production et aussi dans les organismes de communication, j'enseigne la communication persuasive depuis près de seize ans. Je n'ai pas beaucoup d'expérience du côté du faire, mais j'ai beaucoup enseigné. Mon expérience me permet de dire qu'on parle beaucoup plus qu'on agit.

Une nouvelle chance nous est peut-être donnée, allons-nous la saisir ? L'Église dispose maintenant de l'Internet pour sa mission évangélisatrice. Qu'en fera-t-elle ? Sa tendance lourde c'est de tenir des discours sur... C'est son premier réflexe, névrotique oserais-je dire. On met en garde, on censure, on classe en bon et en mauvais, on s'évertue à promouvoir le bon, on n'est jamais prêt à l'action. Je vois pire encore, c'est de se brûler, de se discréditer avec cet instrument. Le discours est souvent passéiste, inadapté avec une sur représentation de la droite conformiste. Je lisais récemment des témoignages de clercs. Leurs textes sont truffés de citations : je trouve triste de vivre sa vie par procuration et de ne pouvoir avoir des idées qu'entre parenthèses. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de productions religieuses de qualité, il y en a. Cependant elles ne s'adressent souvent qu'à un public ad intra. On parle à son miroir, à des gens convaincus, déjà amplement alimentés ; on n'est pas missionnaire évangélisateur.

L'Église maîtrise bien certains types d'imprimé, mais la tendance «pieusarde» est là, avec un vocabulaire passé. N'importons pas cela dans l'Internet. Pour ce qui est du cinéma, de la radio et de la télévision, l'Église ne s'est faite voir que par certains ténors auxquels les médias font encore appel aujourd'hui. Ils sont amusants pour les animateurs de talk shows ou bien encore, avec le ton qui sied, ils commentent des funérailles ou d'autres événements médiatisés. Les médias s'accrochent aussi aux vedettes ecclésiastiques ; c'est un cardinal ou un évêque qu'il leur faut. Il y a bien peu de Roland Leclerc parmi nous. L'abbé Leclerc a toujours été un acteur et un artisan dans les médias. Il ne s'est pas contenté de discourir. Où se prépare la relève?

Internet est le média. Les messagers, les communicateurs sont les «qui» ; tous, nous n'avons pas les mêmes qualités de messagers. Résignons-nous à mettre de l'avant ceux qui possèdent ce talent. Les messages doivent être présentés dans la langue de ceux qui les recevront : on ne parle pas aujourd'hui de la façon dont on parlait en 1950, il faut adapter son discours. Les récepteurs sont nos contemporains alimentés pour la plupart par les médias depuis leur enfance. Apprenons donc à parler à ceux qui ne se posent plus de question sur la programmation du magnétoscope mais qui travaillent régulièrement avec les systèmes ordinés.

Cessons de craindre et plongeons ! Nous ne serons jamais assez prêts, il faut en convenir. Alors donnons-nous les moyens de nous préparer : investissons dans la formation, équipons-nous intelligemment, ayons des conseillers compétents au fait des applications possibles et réalistes. Pour le moment, j'imagine assez aisément que chaque administration diocésaine, chaque paroisse et chaque lieu de pastorale soient inter reliés. L'information par courriel circule rapidement, les corrections de tir sont faciles. Beaucoup de diocèses ont déjà une adresse électronique et plusieurs agents de pastorale en ont une aussi. Il faudrait viser à ce que tous en aient une.

Il faudrait aller du côté des sites web. Quelques diocèses du Québec ont leur site Internet et souvent ils sont bons. Pourquoi chaque diocèse, chaque paroisse et chaque lieu de pastorale n'auraient-ils pas un site web sur lequel l'information pertinente pourrait circuler. Déjà, un québécois sur deux est branché. J'insiste sur l'expertise compétente pour mettre à la disposition des gens des logiciels faciles et des équipements conviviaux : pour 1,500$ vous avez un ordinateur tout à fait convenable. Le danger c'est que certains exploiteurs sentant la bonne affaire se mettent à recommander des équipements dispendieux qui vont se démoder rapidement. Le branchement à Internet mettra à la disposition de la base, des documents et des informations à jour.

Je connais mal les conséquences réelles de l'abandon de la formation religieuse à l'école ; je sais qu'un texte vient de paraître mais je n'ai pas eu le temps d'en prendre connaissance. Pourquoi ne pas explorer immédiatement la voie de l'Internet ? Les Églises auront accès aux locaux et aux équipements des écoles ; pourquoi ne pas penser à utiliser Internet. L'interactivité et l'enseignement assisté par ordinateur peuvent rendre disponibles des ressources compétentes. Ayons recours à de bons communicateurs. Créons des instruments interactifs, diffusons les logiciels et les contenus : à mon avis, c'est là une chance unique d'occuper l'espace que l'évangélisation mérite. Chacun des baptisés a droit à recevoir la Bonne Nouvelle ! On se dégage vite de ses responsabilités en prétextant que les chrétiens ont tout ce dont ils ont besoin. Je n'en suis pas certain. Avec les fusion de paroisses, on adopte un style Caisse Populaire à la Claude Béland qui a fermé les petites caisses ; lui au moins il laisse des guichets automatiques. Quand on donne le baptême, le Droit canonique dit que l'Église s'engage à donner le service après vente [...je paraphrase, évidemment!] Les gens sont en train de développer le réflexe de la consultation en ligne, engageons-nous sur cette voie.

Nous avons la chance d'assister à la naissance d'un nouveau média. Je ne sais pas si l'occasion nous sera redonnée d'y prendre une place importante. Je souhaite que nous nous y engagions, avec confiance, conscients que les médias imposent un langage, des façons de faire et aussi la concurrence.

Un instrument intéressant : http://www.google.com

On parle d'évangélisation : http://www.evangeliser.net/web/webevan00.php3



Jean-Paul Tremblay
2 février 2001