Sherbrooke, 26 mai 2004

Hommage à la famille
de Rachel et Janvier Caron

De gauche à droite: Guillaume Caron; Bertrand Ouellet, directeur général de Communications et Société; Mélanie Caron et Jean-François Hamel ainsi que leurs trois enfants, Étienne, Louis-Joseph et Nicolas; Rachel Caron; Janvier Caron; Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke; Myriam Caron; Jean-Étienne Caron et Mylène Hémond; Amélie Plante et David Caron. Steve Caron était absent au moment de la photo.



Les hommages Communications et Société soulignent une contribution exceptionnelle à la promotion de valeurs humaines et spirituelles dans le domaine de la communication.

Habituellement, ces hommages récompensent des personnes qui oeuvrent dans les médias. Le thème de cette année, Médias en famille, un risque et une richesse, a inspiré le Comité d’actions médiatiques qui, en partenariat avec Communications et Société, rend hommage à la famille de Rachel et Janvier Caron, à leurs enfants David, Guillaume, Jean-Étienne, Mélanie, Myriam et Steve, pour leur engagement à communiquer, au quotidien, leur amour aux humbles, aux petits et aux pauvres, ces privilégiés du Seigneur.



Mariés depuis 31 ans, Rachel et Janvier ont fait le choix d’œuvrer auprès des personnes handicapées intellectuelles en 1985. Ce choix émergea d’une période difficile où Janvier fut confronté à la maladie qui l’obligea à se retirer de l’enseignement. Dans leur épreuve, le couple se découvrit une mission, inspirée de la philosophie et la spiritualité de Jean Vanier : vivre avec des pauvres.

Devenu famille d’accueil pour cinq personnes handicapées, le couple qui comptait à ce moment deux enfants, fit face à des préjugés de la part de leurs proches tels que « vos enfants vont devenir fous comme les fous que vous gardez. » En 1991, la famille Caron emménage dans une maison indépendante et font de Monchénou leur lieu de travail.

Rachel et Janvier ont développé une approche qui englobe des valeurs comme la simplicité, la vérité, la spiritualité, la paix et l’amour. Leur audace en surprend plusieurs. Ainsi, en l’an 2000, toute la famille et les résidants de Monchénou effectuaient un voyage de seize jours en Floride.

Janvier Caron parle de ses amis handicapés avec un grand res-pect. Pour lui, ils sont le lieu de la tendresse et de la simplicité qui mène à l’authenticité. Quelques résidants de Monchénou l’appellent « Papa ».

Le sourire de Rachel traduit sa joie de vivre. Sa douceur, son empressement à servir contribuent à créer à la maison et à Monchénou, un climat de camaraderie, de fête et de partage. Ce climat est particulièrement palpable lors des dîners où ils se retrouvent facilement à 20 autour de la table de Monchénou. Les engagements de Rachel en pastorale se vivent surtout auprès des enfants et des adolescents, par des activités stimulantes comme des camps d’été ou d’hiver. Elle leur transmet le goût du beau par la musique et le chant, le partage et ses convictions de croyantes en Jésus Christ.

Les six enfants de la famille Caron se sont engagés, à un moment ou l’autre, à Monchénou. À côtoyer des êtres simples et humbles, ils ont réalisé à quel point le bonheur est fait d’affection, de tendresse et de spontanéité. De leurs parents, ils ont hérité des valeurs de partage et de fraternité. Ils ont développé des aptitudes à communiquer, surtout, par le chant et la musique.

À la paroisse Saint-Esprit de Sherbrooke, la famille Caron et les résidants de Monchénou sont bien connus pour leur participation aux célébrations, pour leurs engagements dans les activités pastorales mais surtout pour leur témoignage quotidien de vie engagée au service des petits et des humbles.

Gaëtane Larose
responsable des communications
diocèse de Sherbrooke



Message de Mgr André Gaumond
archevêque de Sherbrooke


Je profite de la 38eJournée mondiale des communications sociales pour adresser quelques mots aux parents et aux grands-parents préoccupés par l’importance des médias dans la vie des jeunes. Le monde où nous évoluons aujourd’hui est très médiatisé. Au Québec, la télévision rejoint presque toutes les résidences, près de 50% des familles sont branchées à Internet, la fréquentation des cinémas est à la hausse, le monde de l’édition offre des revues spécialisées à des clientèles de tous les âges... Nous ne pouvons nier l’impact actuel des médias sur nos vies. Le fait d’être ainsi immergé dans un univers de communications représente un atout pour nous tous, mais spécialement pour les jeunes. Pour eux, l’accès aux connaissances ne pose plus problème grâce à la télévision, aux livres et surtout à l’Internet.

Notre Église a le souci de proposer un bonheur véritable fondé sur des valeurs sûres. Il va de soi que les médias, entraînés par une logique de rentabilité, mettent parfois de l’avant des contre-valeurs déroutantes : violence, sexualité détachée de l’amour, incitation continuelle à la consommation... S’il est un aspect qui doit nous préoccuper comme parents et éducateurs, c’est ce choc des valeurs

Je me permets quelques suggestions dans le but de rendre encore plus fructueuse cette Journée mondiale des communications sociales que nous nous apprêtons à vivre ensemble. Pourquoi ne pas profiter de cet événement pour visionner un film ou faire une séance d’exploration Internet en famille ? Lors d’un repas, pourquoi ne pas inviter les grands-parents et lancer une discussion sur le thème des médias? Les questions pouvant nourrir l’échange sont nombreuses : Quelle est votre émission favorite et pourquoi ? Papa, maman, c’était comment la télé à votre époque? Pour ma part, je profiterai des célébrations entourant la Journée mondiale des communications sociales pour rencontrer des jeunes et leur famille car j’ai encore beaucoup à apprendre sur l’utilisation d’Internet et des jeux vidéo.

+ André Gaumond
Archevêque de Sherbrooke