
Québec, 5 juin 2003



M. Jean-Guy Dubuc
Allocution de M. Bertrand Ouellet, d.g. de Communications et Société
Chers collègues, chers amis.
Je suis heureux de me retrouver parmi vous ce soir. Jai moi-même été membre du conseil de lUCIP de 1998 à 2001, et je garde de vifs souvenirs des réunions de Paris et de Beyrouth. Javais également eu lhonneur dêtre invité comme conférencier au colloque (ou refresher program) de Mexico, en 1999, qui avait été riche en réflexions et en échanges.
Lorganisme que je dirige, Communications et Société, suit avec intérêt lévolution de lUCIP. Personnellement, je crois que les journalistes catholiques, tant individuellement que réunis dans un réseau international, ont une contribution essentielle à apporter au développement et au maintien dune presse de qualité, qui sache démontrer à la fois un sens éthique des plus élevés et une préoccupation constante des valeurs humaines et spirituelles sans lesquelles notre société irait à sa perte.
Cest devenu presque une tradition pour Communications et Société, longtemps connu sous le nom dOffice des communiations sociales, de décerner chaque année des Prix et des Hommages pour souligner des contributions remarquables à lunivers de la communication et des médias. Nos Prix sont attribués pour des oeuvres dans les domaines de la radio, de la télévision, du cinéma et du livre tandis que nos Hommages viennent reconnaître les contributions personnelles dartisans et de professionnels des médias. Dans chaque cas, Prix ou Hommages, les lauréats sont choisis par un jury ou un comité dattribution formé de membres et dorganismes partenaires.
Depuis quelques années, nous avons choisi de souligner la Journée mondiale des communications sociales par une série dHommages remis dans plusieurs régions du pays. Cest ainsi quau cours des deux dernières semaines, nous avons honoré des artisans des médias dans les trois villes de Gatineau, de Baie-Comeau et de Sept-Iles, en collaboration avec plusieurs diocèses et organismes partenaires.
Cétait donc tout naturel pour nous de nous associer à lACPC, qui organise ce conseil de lUCIP à Québec, pour honorer une personnalité ayant marqué le journalisme dici. Lévénement de ce soir vient donc conclure la série dHommages Communications et Société 2003. Dans un moment, je laisserai la parole au comité organisateur, lequel a fait office de jury pour ce prix. Mais permettez-moi auparavant dajouter quelques mots à titre personnel et de vous donner deux exemples où jai pu apprécier la qualité de la contribution professionnelle de M. Jean-Guy Dubuc, que nous honorons ce soir.
M. Dubuc manie avec éloquence et courage lart de léditorial. Je ne veux en donner quun exemple, datant dil y a deux ou trois ans. Une personnalité du milieu artistique québécois venait de se suicider. Nous nentendions dans nos médias que des expressions dites politiquement correctes sur le respect du choix du disparu. Cest avec une grande justesse que M. Dubuc avait signalé, en éditorial, que si on peut comprendre le chemin qui mène quelquun au suicide, on ne saurait oublier que le vrai courage est le courage de vivre, et que le suicide est toujours un geste désespéré et infiniment regrettable. Javais salué alors, et je le refais ce soir, ce texte courageux.
Le deuxième exemple que je veux donner est un livre, publié par M. Dubuc en 1996. Un des rares livres que jaie prêté et fait lire par des gens de ma famille et de mon entourage. Il sagit de louvrage Le frère André. Javais lu auparavant plusieurs biographies du célèbre thaumaturge du Mont-Royal, décédé en 1937. Le livre de M. Dubuc se détache nettement des autres par sa compréhension juste et nuancée de limpact du Petit Frère sur lÉglise locale et de la complicité quil partageait avec les hommes et les femmes de chez nous. À lui seul, ce livre aurait mérité un Prix Communications et Société. Merci encore, M. Dubuc, de lavoir écrit.
Bertrand Ouellet
5 juin 2003