
(1) – Chef-d’oeuvre; (2) – Remarquable; (3) – Très bon;
(4) – Bon; (5) – Moyen; (6) – Pauvre; (7) – Minable.
Les cotes de MEDIAFILM.CA sont nées il y a 40 ans
Montréal - Quarante ans après sa création par le regretté Robert Claude Bérubé, l’échelle d’évaluation artistique de l’agence de presse cinématographique MEDIAFILM.CA a toujours la cote.
Cette échelle de (1) à (7), qui a guidé et éclairé plusieurs générations de cinéphiles au Québec, fait aujourd’hui partie de notre patrimoine. Dans leurs versions anciennes et actuelles, tous les télé-horaires de la province (TV-Hebdo, Voilà, L’Agenda, etc.) ont utilisé et utilisent encore les cotes et les contenus de MEDIAFILM.CA, qu’on retrouve également dans plusieurs dizaines de médias imprimés et web de la Belle Province, ainsi que dans l’indispensable Guide DVD annuel de La Boîte noire.
En 1968, sur les écrans du Québec,
Pour souligner les 40 ans des cotes, Médiafilm, division de Communications et Société, organisme sans but lucratif actif depuis 1957 dans les domaines du cinéma et des communications, a publié un recueil des films de 1968, et a organisé un coquetel qui s’est déroulé le 26 novembre dernier, en présence des membres du conseil d’administration de Communications et Société et de représentants des médias avec lesquels Médiafilm entretient des relations suivies. Cette activité a permis de rappeler que, jusqu’en 1967, les films évalués par le Centre Catholique National des Techniques de Diffusion, puis par l’Office des communications sociales (OCS), maintenant Communications et Société, étaient surmontés de cotes morales: Tous; Adultes et adolescents; Adultes; Adultes, des réserves; À déconseiller; À proscrire.
Ce modèle, dans un Québec en pleine Révolution tranquille, avait fait son temps. En effet, les dirigeants de l’OCS s’étaient aperçus que l’injonction «À proscrire» — accolée, par exemple, à des films tels Les Liaisons dangereuses ou La Maîtresse du Docteur Jekyll —, ne produisait pas l’effet dissuasif escompté. «Au contraire, elle les rendait plus attrayants», évoque avec ironie Mgr Lucien Labelle, qui était alors directeur général de l’OCS. «C’était la belle époque des ciné-clubs. On attendait de ceux qui étaient appelés à porter des jugements sur les films qu’ils soient avant tout des connaisseurs du cinéma», explique celui qui, à 89 ans, est la dernière mémoire vivante de l’organisme.
Dès janvier 1968, Robert Claude Bérubé, qui dirigeait à l’époque le Service Information-Cinéma de l’OCS, inaugura son échelle révolutionnaire. Celle-ci mettait en évidence la valeur artistique des œuvres, et permettait d’approfondir la mission d’éducation cinématographique de l’OCS, que poursuit encore aujourd’hui MEDIAFILM.CA à travers son service de presse et ses activités périphériques, dont la seconde édition du Ciné-Bazar, qui aura lieu le samedi 24 janvier 2009 au sous-sol de l’église St-Stanislas, 4815, rue de Lanaudière à Montréal, et qui s’annonce déjà comme un franc succès comme ce fut le cas le 26 janvier 2008.
Renseignements :
Martin Bilodeau
Rédacteur en chef, MEDIAFILM.CA
(514) 524-8223, poste 209
martinbilodeau@officecom.qc.ca