À l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales


Une réalité qui nous rejoint tous


Chaque année, l’Église universelle nous invite à faire de ce dimanche la "Journée mondiale des communications sociales". En d’autres mots, la Journée mondiale des médias.

Dans son message pour la Journée mondiale de 1998, le pape Jean-Paul II présentait les médias comme "un grand forum qui rend possible l’échange d’informations techniques, d’idées constructrices, de valeurs saines et crée ainsi une communauté". Il ajoutait: "Tout cela est un défi pour l’Église dans son approche des communications pour insérer le message évangélique dans la "nouvelle culture" que crée la communication moderne.".

Grand forum, lieu d’échange, valeurs saines, communauté, défi pour l’Église, nouvelle culture: c’est dire l’importance fondamentale des médias dans notre société et même – nous en faisons tous l’expérience – dans notre vie quotidienne.

Y a-t-il un grand événement, heureux ou malheureux, touchant toute la collectivité, que nous ne vivions pas par l’intermédiaire des médias? Qu’on pense aux catastrophes qui frappent ici ou ailleurs (ouragan Mitch, inondations au Manitoba et au Saguenay, Grand Verglas de 1998, etc...). Ou encore aux soirées électorales ou aux grands galas et remises de prix. Les plus âgés se souviennent comment, il y a plus de trente ans, ils étaient rivés à leur écran de télévision pour voir des hommes marcher sur la lune. Et que dire des émissions populaires qui fracassent les records de cotes d’écoute et dont tout le monde parle?
L’Église a tôt fait d’utiliser elle aussi les médias, tant pour la diffusion de célébrations liturgiques que pour l’évangélisation. Ainsi, depuis bientôt 50 ans, chaque semaine au Canada français, près d’un demi-million de personnes suivent la messe télévisée. Et beaucoup d’entre nous ont été profondément émus par la télédiffusion en direct, en 1996, de la veillée baptismale présidée par le pape Jean-Paul II dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse, à Paris.

Il n’est donc pas surprenant, devant une réalité d’une telle importance, que l’Église choisisse d’inviter le monde entier à y consacrer une journée par année. Que ce soit donc une journée d’échanges, de réflexion et de prière.

 

Bertrand Ouellet
directeur général, Communications et Société