
Le réalisateur Eiji OKUDA
entourés des membres du jury oecuménique
lors de la remise du Prix le 4 septembre 2006
(Photo par Sylvain Légaré, photographe officiel du FFM)
De gauche à droite:
Alberto Ramos Ruiz (Cuba), Hana Sugiura (la jeune vedette du film),
Derek Macleod (Canada), Eiji Okuda,
Dave Pomeroy (États-Unis),
Andréanne Bournival (Canada),
Marc Aellen (Suisse) et Glenn Strand (États-Unis)
(Haute résolution) (Autres photos)
NAGAI SANPO (Une longue marche)
du réalisateur japonais Eiji OKUDA
gagne le Prix oecuménique
au Festival des films du monde
de Montréal
Montréal, 4 septembre 2006
Le jury cuménique international, composé de six personnes venant de Suisse, du Canada, de Cuba et des États-Unis, a décerné son Prix au film NAGAI SANPO (Une longue marche) du réalisateur Eiji Okuda, du Japon.
Le jury a expliqué son choix de la façon suivante:
Un retraité veuf séparé de sa fille, une fillette de cinq ans maltraitée par sa mère et un adolescent égaré connaissent ensemble des instants de transformation qui font de ce film une uvre touchée par la grâce. Ces trois personnages en marche entreprennent un voyage au bout duquel la rédemption et lespoir sont possibles.
Out of the broken relationships of a retired widower alienated from his daughter, a five-year old abused by her mother, and a lost teenage boy, director Okuda has unveiled transformational moments that make this a movie filled with grace. These three are all on a walk that leads to a journey where redemption and hope may come.
A partir de las problemáticas relaciones entre un viudo retirado sin vínculo con su hija, un pequeña de cinco años maltratada por su madre y un adolescente extraviado, el director Okuda descubre momentos de transformación espiritual que hacen de ésta una película llena de gracia. Los tres personajes emprenden un camino donde se hacen presentes la esperanza y la redención.
UNE LONGUE MARCHE a également reçu le prix de la critique internationale (FIPRESCI) et, ex aequo, le Grand Prix du Festival (Grand Prix des Amériques).

(Haute résolution)
Le président du jury, M. Dave Pomeroy,
remet le Prix à M. Okuda
lors de la conférence de presse du jury,
le 4 septembre, au Complexe Desjardins.
(Photo par Sylvain Légaré, photographe officiel du FFM)
À noter que M. Eiji Okuda était le producteur du film KAMATAKI, du réalisateur Claude Gagnon, qui a reçu le Prix oecuménique à Montréal l'an dernier.
Le Prix oecuménique est remis à un film qui se distingue non seulement par ses qualités artistiques mais aussi par son apport au progrès humain et à la reconnaissance de valeurs éthiques, sociales et spirituelles. Ce prix est décerné conjointement par les associations internationales protestante et catholique INTERFILM (www.inter-film.org) et SIGNIS (www.signis.net).
Les membres du jury de 2006 sont: Marc Aellen (Suisse), Andréanne Bournival (Canada), Derek Macleod (Canada), Dave Pomeroy (États-Unis), Alberto Ramos Ruiz (Cuba) et Glenn Strand (États-Unis)
La coordination du jury de Montréal est assurée par Interfilm-Montréal et par Communications et Société (www.officecom.qc.ca), association membre de SIGNIS pour le Canada francophone.
Pour plus d'informations sur le jury oecuménique, voir le site Internet de Communications et Société, voir http://www.officecom.qc.ca
Informations supplémentaires
tirées du programme officiel du Festival:

UNE LONGUE MARCHE
Réalisateur : Eiji Okuda
Scénariste : Sakura Momoyama
Photographie : Hirokazu Ishii
Interprètes : Ken Ogata, Hana Sugiura, Saki Takaoka, Shouta Matsuda, Eiji Okuda
Matsutaro Yasuda emménage dans un vieil appartement dans une petite ville de campagne. Directeur à la retraite d'une école secondaire de filles, il a perdu sa femme vaincue dans son combat contre l'alcoolisme et sa fille qui l'a totalement abandonné. Il a maintenant une petite fille de cinq ans comme voisine d'à côté. Sachi s'agrippe à une clôture en métal. Toute seule, elle regarde l'horizon. Elle a des ailes d'ange en carton sur le dos. Elle est pieds nus et porte une robe d'été même si l'on est au coeur de l'hiver. Sur sa jambe se lisent des traces d'égratignures et de contusions. Yasuda lui parle mais Sachi ne dit pas un mot. La nuit tombée, des voix violentes se font entendre de l'appartement contigu: la mère, son amant... Mais Yasuda est parvenu avec le temps à neutraliser toutes ses émotions. Il ne veut plus rien entendre, plus rien voir. Cependant, petit à petit, lorsqu'il regarde au fond des yeux de la petite, un minuscule sentiment commence à se frayer un chemin et semble gagner du terrain dans son coeur brisé. «As-tu jamais vu de ciel bleu? Là où les nuages ressemblent à de la barbe à papa, là où l'oiseau blanc vole haut? Voudrais-tu marcher avec moi?» Yasuda et Sachi commencent alors leur longue marche. Ils rencontrent un jeune garçon nommé Wataru dans une petite gare desaffectée. Wataru ne semble pas s'en faire, mais c'est un solitaire qui garde au fond de lui un vide inexorable. Il se joint néanmoins à eux et le voyage prend alors un tour inattendu lorsque Sachi s'ouvre à Yasuda et à Wataru. Et cette fois-ci, les ailes en carton de l'ange commencent à voler vers de vrais cieux.
Eiji Okuda
Né en 1950 à Aichi (Japon), Eiji Okuda est un des grands acteurs japonais du moment. Son premier film date de 1979. Il a remporté des prix pour ses prestations dans THE SEA AND POISON (1986), DEATH OF A TEA MASTER (1989) et BO NO KANASHIMI (1994). D'autres prix viendront récompenser ses premiers longs métrages en tant que réalisateur: SHÔJO (2001) et RUNIN: BANISHED (2004). En 2005, il produit KAMATAKI de Claude Gagnon, récipiendaire de quatre prix au dernier Festival des films du monde de Montréal.