Oeuvre remise aux lauréats
des Prix Communications et Société
2008

Matin à l'Île verte
par Gianni Gamba





M. Gianni Gamba, artiste graveur (Le Bic, Québec)



L’artiste

Gianni Gamba est né en Italie en 1954. Dès son jeune âge, il est attiré par les arts en général, particulièrement par le dessin. Il découvre la gravure à l’âge de 14 ans. L’eau-forte devient alors pour lui une véritable passion.

À l’âge de 15 ans, il participe à son premier symposium et, peu après, il réalise sa première exposition personnelle. Par la suite, il est présent en Italie à un grand nombre de symposiums où il cumule plusieurs prix et de mentions.

Il complète des études le menant à l’obtention d’un diplôme de géomètre et parallèlement de façon autodidacte les techniques graphiques communément enseignées dans les Lycées des beaux-arts italiens.

Il étudie la gravure, guidé par le professeur Lorenzo Rossi, diplômé de l’Académie des beaux-arts de Florence.

Après plusieurs séjours dans le Grand Nord, en Amérique du sud et en Europe, il s’établit au Québec en 1984.

Il expose à la Galerie du Bic et à la Galerie du Trait carré de Québec. Il est depuis 2005 membre associé d’Engramme, centre de diffusion en estampe de Québec. En janvier 2006, il réalise une exposition solo à la galerie de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) dont le but était de faire la diffusion et la promotion de l’estampe figurative originale.

Deux de ses oeuvres seront exposées, en 2006, à la galerie Alba de la ville de Ferrara (Italie), dans le cadre du lancement de l’édition 2006 du dictionnaire encyclopédique international des artistes italiens dans lequel il va figurer.

Sa démarche artistique est orientée vers une forme d’art figuratif où les paysages et les figures libèrent les émotions qui les ont inspirés .

Il utilise l’estampe comme véhicule d’expression en associant parfois diverses méthodes de gravure en creux. Il réalise ses œuvres, en employant des procédés et des techniques rigoureusement fidèles à l’ancienne tradition de cet art né à la fin du 14e siècle et il procède à l’impression de ses œuvres avec une presse qu’il a lui-même bâtie.


L’eau-forte

Une plaque de zinc ou de cuivre est recouverte d’un vernis protecteur. L’artiste dessine sur celle-ci avec une pointe d’acier et l’immerge par la suite, dans un bain d’acide.

Les traits mis à nu par la pointe d’acier sont mordus par l’acide qui creuse des sillons, créant ainsi une matrice.

La plaque est nettoyée pour enlever le vernis et est ensuite encrée.

L’impression se fait au moyen d’une presse dans laquelle le papier humide, soumis à une forte pression, capture l’encre dans les sillons, permettant ainsi le transfert de l’image.

L’artiste procède distinctement à l’encrage et à l’impression de chaque estampe.